Sébastien Lecornu annonce mobiliser pour l’Ukraine, « grâce aux intérêts des avoirs russes gelés, une nouvelle enveloppe de 195 M€ qui permettra de livrer des obus de 155 mm ainsi que des bombes planantes AASM qui arment les Mirage 2000 ukrainiens », précise-t-il. L’effort de défense français, « si l’on veut reconquérir nos capacités de manœuvre dans la durée tout en répondant souverainement aux enjeux posés par les nouvelles technologies », implique « un horizon autour de 100 Md€ par an », ce qui « constituerait le poids de forme idéal pour les armées françaises ». En matière de montée en cadence, « au regard des succès à l’exportation et de nos propres besoins potentiels pour la période à venir, nous allons travailler avec les équipes de Dassault Aviation* pour nous donner l’objectif de livrer 4 à 5 Rafale par mois à partir de 2026 », détaille le ministre, qui indique aussi vouloir multiplier par 2, entre 2024 et 2026, les cadences de production des bombes planantes AASM. « Safran* a encore des capacités de production qui ne sont pas complètement à saturation. Nous pouvons donc passer des commandes en plus. En outre, la cadence de production du missile antichar MBDA* [Akeron MP], dont les délais de production ont déjà été divisés par deux, va être multipliée par deux l’année prochaine ». Des partenariats industriels sont de plus en train de se constituer entre des entreprises de défense, comme Thales* ou EOS, notamment.